Présentation et chiffres clés

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Surfaces 2008 en céréales, oléagineux, protéagineux et légumes secs en AB en Languedoc Roussillon : 3041 ha (= 1,9% des surfaces régionales en GC)

dont :

  • 2579 ha en céréales (85 %) dans 177 exploitations
  • 322 ha en oléagineux (10,5 %) dans 34 exploitations
  • 55 ha protéagineux (1,8 %) dans 12 exploitations
  • 85 ha légumes secs (2,7 %) dans 20 exploitations

Evolution des SCOP bio de 1997 - 2008 en Languedoc-Roussillon

  • Gard : 1220 ha (07/08 : + 59%)
  • Aude : 1080 ha (- 25%)
  • Lozère : 467 ha (- 9%)
  • Hérault : 230 ha (+ 30%)
  • PO : 49 ha

90 % des volumes sont écoulés en « circuits longs » auprès des transformateurs industriels ou artisanaux et 10 % sont autoconsommés pour l'alimentation animale et des transformations à la ferme destinées à la vente directe et aux circuits courts.

Opérateurs de collecte de GC biologiques en LR :

Agribio Union (Aude et Hérault), Sud Céréales/Biosud (Gard et Hérault), Comptoir Agricole du Languedoc (Gard et Hérault), Coopérative Bollène Barjac (nord Gard)

Evolution des prix à la production en LR :

sites/www.agribio-languedoc-roussillon.fr/files/file/Evolution%20des%20prix%20en%20GC%20bio%20en%20LR.pdf

Les atouts pour la production de GC biologiques en LR :

  • Niveau de prix élevé pour toutes le GC bio avec différentiel important pour blé tendre, blé dur, céréales secondaires, tournesol, soja, légumes secs.
  • Forte augmentation de la demande française : +10 % / an
  • Légumes secs à développer : Contraintes techniques faibles et marchés rémunérateurs
  • Soja pour alimentation humaine : Marchés rémunérateurs

 

La filière GC bio en LR manque de dynamisme

Dans un contexte des marchés des grandes cultures biologiques en forte progression en alimentation humaine et animale, il y a un manque reconnu de productions françaises. Les productions de grandes cultures particulièrement adaptées à la région Languedoc Roussillon et à développer prioritairement sont le blé dur, le blé tendre, le riz, les céréales fourragères, les légumes secs, le tournesol, le soja et le sorgho. Le colza, le lin, le carthame et les haricots secs peuvent être des cultures de diversification intéressantes.
Mais malgré des différentiels de prix importants par rapport au conventionnel et de potentiels de progression immédiate en LR d’au moins 3000 ha, les surfaces en grandes cultures biologiques n’augmentent point.
Plusieurs raisons peuvent expliquer le manque d’intérêt des céréaliers conventionnels :
La maîtrise technique reste insuffisante pour le contrôle des adventices et des ravageurs, les rendements en céréales sont bas, il y a incontestablement une charge de travail supérieure, les prix sont instables, et la politique agricole commune pénalisait jusqu’à maintenant la diversification et l’extensification des systèmes. Les systèmes intensifs dominés par la monoculture de blé dur ont été mieux soutenus depuis 1992 que la diversification et le respect de l’environnement.
Les indicateurs de la PAC à partir de 2010 sont nettement plus favorables aux GC biologiques : enveloppes supplémentaires d’aides à la conversion, aide au maintien (GC et prairies temporaires 100 €/ha/an), nouvelle aide aux protéagineux et aux légumineuses fourragères, MAE diversité des assolements.
Mais le plafond régional de la MAE Conversion AB (9000 €/exploitation/an en 2009) est pour l’instant bien trop bas pour inciter les exploitations céréalières à se convertir.

Liens :

sites/www.agribio-languedoc-roussillon.fr/files/file/2008_grandes_cultures.pdf

sites/www.agribio-languedoc-roussillon.fr/files/file/Legumes%20secs%20LR%202007%20et%202008.pdf